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Eric Allain
Originaire de Montpellier, Eric ALLAIN est attiré dés son plus jeune âge par le dessin et griffonne régulièrement.
Son cheminement artistique passe dans un premier temps par le dessin, le pastel puis découle naturellement sur la peinture par attirance pour la texture, « la matière », et la couleur.
Il commence dans un premier temps par reproduire des toiles de grands maîtres, et découvre Nicolas De Staël, qui lui ouvre les portes d’un style dont il s’inspire avec enthousiasme, mélant matière et aplats de couleurs très franches dans le seul but d’aller à l’essentiel.
Il puise sa principale source d’inspiration dans l’objet, le lieu ;
Bagnoles carrossées, bornes déglinguées, pompes cabossées, laveries délavées, saturées de néons… usines désaffectées mais affectées.
«Lorsque je peins un objet, c’est principalement l’instant émotionnel engendré par sa rencontre qui m’inspire et non uniquement l’objet, il est symbole d’un souvenir et d’une trace de vie. Les titres des toiles sont là pour accentuer le message.
L’homme est rarement représenté physiquement dans mes toiles, l’être en tant que tel ne m’intéresse pas, je cherche à travers le lieu, l’objet, à signifier sa présence, par l’atmosphère qui s’en dégage.
Quand l’homme est présent il est simple acteur d’une représentation sociale
ou psychologique.
Je recherche avant tout l’émotion, et non le corps pour le corps.
La représentation des lieux, des objets avant que les gens ne se les approprient et après qu’ils se les soient appropriés est un axe majeur de ma démarche artistique.
Image du passage, du temps qui passe et qui marque l’instant. Présence de l’instant d’avant ou d’après.
J’aime représenter les atmosphères où l’on perçoit la rencontre, voire la confrontation entre l’homme et le lieu, les situations où l’être se retrouve en danger, victime des aléas de la vie.
Depuis peu j’aborde également le corps mais pas le corps en tant que tel, l’objet n’est pas bien loin, il donne un autre regard sur le corps, offert, ou dérobé, que l’accessoire vient sublimer.
La chair éclate alors, sensuelle et pulpeuse, de part la matière, la couleur pour donner une force érotique à la touche picturale. »
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